Le basilic de la rue du Mirail

La rue du Mirail (« mirailh » signifie « miroir » en gascon) tient son nom d’une légende du XIVème siècle qui veut qu’une créature mythique, le Basilic, niché dans un puits, ait terrorisé le quartier à l’époque. Pierre Bernardeau nous rapport cette histoire dans son « Viographe de Bordeaux« , puis plus récemment Michel Colle dans son « Comptes et Légendes du vieux Bordeaux« .

La légende du Basilic du Mirail

La légende se place à l’angle des actuelles rue des Augustins, rue du Mirail et de la rue Gratiolet. A l’époque le quartier, comme quasiment toute la ville, est alimentée en eau par un profond puits (qui sera plus tard remplacé par une fontaine). En venant puiser de l’eau les femmes du quartier entendirent un bruit au fond de l’eau. Curieuses, elle se penchaient pour voir d’où il venait et tombaient raides mortes sur la margelle du puits. Celui-ci étaient habité par un serpent d’eau effroyable : le basilic (ou encore appelé par erreur l’époque le cocatrix).

Les basilics sont des créatures hybrides à corps de serpent et tête de coq, affublés d’ailes. Né d’un oeuf de coq âgé entre 7 et 14 ans, et couvés par un crapaud sous un alignement particulier de l’étoile Sirius, ils sont les héritiers des Gorgones antiques. Croiser leur regard provoque une mort immédiate. Leur renvoyer leur propre regard les terrasse, tandis-que leur faire entendre le chant du coq les effraie. Le basilic du Mirail de Bordeaux ne déroge pas à cette règle.

Après plusieurs tentatives des villageois pour déloger la bête, ou du moins satisfaire son appétit, la situation devient rapidement désespérée. Du moins, jusqu’à l’arrivée d’un soldat (ou un marin, ou un boulanger suivants les légendes) de retour d’Egypte. Celui-ci fendit la foule formée par les villageois autour du puits. Très détendue, il sortit une pièce de métal polie comme un miroir et descendit le long du puits. Le basilic surgit alors pour le dévorer mais croisa son propre regard dans la pièce de métal. Il mourut sur le coup et tomba desséché au fond du puits.

En l’honneur de cette victoire sur le Basilic de Bordeaux, le puits fut nommé « puits de Mirail et la rue en pris également le nom..

Le voyage du Basilic du Mirail

Mais l’histoire remonte plus loin que cela. Car le Basilic du Mirail, n’est pas né à Bordeaux. La légende veut qu’il soit né à Tours. Cependant, les habitants n’avaient pas réussi à le tuer. Il s’étaient seulement servi du champ du coq pour effrayer le monstre. Terrorisé, il s’était alors enfui vers Bordeaux.

Où situer le basilic de la rue du Mirail

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